association Jean Calas, l'Europe nous regarde
association Jean Calas, l'Europe nous regarde

Présentation de l'association et de son projet

 

Vidéo retraçant l'affaire Calas

 

Le 9 mars 1762, Toulouse a été le théâtre de ce deni de justice qui a vu le protestant Jean CALAS accusé de la mort de son fils Marc Antoine. Il fut alors condamné à mort...

Voltaire, philosophe de Lumières, convaincu de son innocence, prend à partie l'opinion publique et mobilise les dirigeants des principales capitales de l'Europe, jusqu'à la Russie. Il obtient ainsi, auprès de Louis XV en 1765, la réhabilitation de Jean CALAS et publie en novembre 1763 le "Traité sur la Tolérance".
En Europe, cette exécution est devenue le symbole de l'intolérance.
Toulouse se doit , aujourd'hui, de participer à la réhabilitation de Jean CALAS, en faisant de sa boutique (50 rue des Filatiers à Toulouse), un lieu de mémoire, de Tolérance et d'actions dédiées à la Tolérance, aux libertés individuelles et à la laïcité.

  1.  Les faits  : le 13 octobre 1761, Jean Calas, marchand protestant, retrouve l'un de ses enfants, Marc-Antoine, mort étranglé dans la maison familiale, 50 rue des Filatiers à Toulouse. Le capitoul David de Beaudrigue est chargé de l'enquête. Il interroge Jean Calas, son fils Pierre ainsi que Gaubert de Lavaisse, invité le soir du drame. Ces derniers donnent des indications vagues sur les circonstances dans lesquelles le corps a été découvert : ils soutiennent d'abord la thèse d'un meurtre commis par un inconnu avant d'avouer avoir retrouvé le jeune homme pendu. Ils auraient maquillé le suicide en meurtre afin d'épargner au défunt les obsèques infâmantes prévues en cas de crime contre soi-même. Mais les Calas sont protestants et la rumeur attribue le meurtre à Jean Calas et à sa fureur contre un fils qui désirait se convertir au catholicisme. David de Beaudrigue exige un complément d'enquête et le fait passé à la question : sous la torture, le vieil homme avoue le crime avant de se rétracter. Condamné à mort le 9 mars 1762 par le Parlement de Toulouse (huit voix sur treize), Jean Calas meurt le lendemain, roué vif, étranglé puis brûlé sur la place Saint-Georges. Dix jours plus tard les co-accusés sont jugés : Pierre Calas est banni (il part s'installer à Genève, capitale calviniste), sa mère Anne-Rose Calas, Jeanne Viguière (la servante) et Lavaisse sont acquittés.
  2. Les protagonistes de l’affaire Calas :

Pourquoi Oxford ?

Le 5 mai 1726, Voltaire s’embarque et gagne le territoire britannique. D’une durée de trois ans, le voyage est une révélation intellectuelle et humaine pour le Parisien : il découvre Shakespeare, rencontre le voyageur Alexander Pope. Il s' initie à la philosophie newtonienne. Sur l’« île de la Raison », exacte antinomie du « royaume très chrétien » qu’incarne la France. A son grand étonnement, les diverses religions se côtoient et se tolèrent sans s'entre-tuer. Résultat, sa pensée se précise et se libère (cf : Les lettres philosophiques).

 

 

 

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© association Jean Calas, l'Europe nous regarde